Le 1er pensionnat 
Les classiques 
Sourds/Aveugles 
Boys' Town 

 

Introduction

Le premier pensionnat de l'histoire de Saint-Gabriel

Les classiques Saint Gabriel

Les frères pionniers de l'éducation des sourds

Une œuvre originale de Saint-Gabriel : les Boys' Towns

 

L'Institut des Frères de Saint-Gabriel est une congrégation enseignante qui puise sa tradition éducative dans son fondateur, saint Louis-Marie de Montfort (1673-1716), son refondateur, Gabriel Deshayes (1767-1841) et ses premiers supérieurs généraux.

 

Dans les établissements scolaires deux traits caractéristiques de la tradition gabriéliste sont frappants.
Le premier est l'esprit de famille, qui se traduit à la fois dans la simplicité des rapports des Frères avec les élèves et leur proximité avec les parents et toute la population.
L'autre est la volonté de s'adapter aux besoins des temps, dans toutes sortes de secteurs, de l'école primaire à l'université, des éditions scolaires aux écoles normales, des établissements techniques aux écoles d'agriculture ou de pêche, de l'éducation des enfants de la rue à celle des réfugiés des camps.

Les 1200 Frères d'aujourd'hui, répartis en 33 pays sur les 5 Continents, travaillent toujours en priorité auprès de la jeunesse des milieux scolaires, en lui offrant une éducation humaine et spirituelle inspirée des valeurs évangéliques.
Religieux apostoliques, ils sont insérés dans les Églises locales, principalement par leur ministère catéchétique et pastoral et leur participation à des mouvements de jeunesse.
Sensibles comme saint Louis-Marie de Montfort et Gabriel Deshayes aux besoins des plus nécessiteux, ils ont une prédilection pour les jeunes et les adultes à qui manquent les biens matériels, affectifs et spirituels.
 

Montfort éducateur

Le premier pensionnat gabriéliste

Le premier pensionnat est né presque par hasard. En 1838, un petit garçon de huit ans fut présenté par ses parents pour être reçu comme pensionnaire dans la maison Saint-Gabriel de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le F. Augustin, directeur des frères, accepte : l'enfant prendra ses repas avec les novices et suivra les cours de l'école paroissiale. D'autres enfants se présentent. Le F. Augustin pense alors établir un pensionnat en règle et fait les démarches exigées par la loi. L'ouverture de l'établissement est agréée officiellement au début de 1840.

Les classiques Saint-Gabriel

 

Pour pallier le manque de manuels scolaires, les Frères de Saint-Gabriel se mirent très tôt à en composer. En mettant à part les ouvrages destinés à l’enseignement des sourds, les Classiques Saint-Gabriel en France alignent une quinzaine de titres de titres au 19e siècle et une vingtaine au 20e siècle, jusqu’à la 2e Guerre mondiale. Ils paraissent seulement avec le sigle S.G. et, quelquefois, avec les initiales de l’auteur.

Les frères pionniers de l'éducation des sourds et des aveugles

C’est surtout après la mort du P. Deshayes (décembre 1841), qui avait confié aux frères la charge de cinq écoles de sourds, que ces frères vont se montrer de véritables pionniers dans l’éducation des sourds.   
Les recherches sont de deux sortes : les unes, plus ou moins indépendantes de la méthode choisie, portent sur le contenu de l'enseignement, entre autres le français et le catéchisme ; les autres, plus révolutionnaires, concernent les méthodes elles-mêmes.

A la fin du 19e siècle, près d'un millier d'élèves privés de l'ouïe, soit environ le quart de la population des enfants sourds scolarisés en France, étaient éduqués par les frères de Saint-Gabriel et les sœurs de la Sagesse. Au 20e siècle, les deux congrégations continuent d’être les premières en France dans ce domaine.

Une œuvre originale de Saint-Gabriel : les Boys' Towns

Un Boys' Town, c'est au sens propre, une cité de garçons, mais des garçons à part, orphelins ou issus de familles en situation difficile ou même envoyés par des juges d'enfants, et une cité spéciale où les jeunes se prennent en charge eux-mêmes. L'idée de créer le premier, en 1948, à Singapour, en s'inspirant de ceux qu'un jésuite, le P. Flanagan, avait lancés aux Etats-Unis, revient à un jeune canadien missionnaire, le F. Vincent de Sienne.

 

 

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