Le
premier pensionnat gabriéliste
|

|
Le premier pensionnat est né presque par hasard.
En 1838, un petit garçon de huit ans fut présenté
par ses parents pour être reçu comme pensionnaire
dans la maison Saint-Gabriel de
Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le F. Augustin, directeur
des frères, accepte : l'enfant prendra ses repas
avec les novices et suivra les cours de l'école
paroissiale. D'autres enfants se présentent. Le F.
Augustin pense alors établir un pensionnat en
règle et fait les démarches exigées par la loi.
L'ouverture de l'établissement est agréée
officiellement au début de
1840.
Les
classiques Saint-Gabriel
|
|
Pour pallier le manque de manuels scolaires, les
Frères de Saint-Gabriel se mirent très tôt à en
composer. En mettant à part les ouvrages destinés
à l’enseignement des sourds, les Classiques
Saint-Gabriel en France alignent une quinzaine de
titres de titres au 19e siècle et une vingtaine au
20e siècle, jusqu’à la 2e Guerre mondiale. Ils
paraissent seulement avec le sigle S.G. et,
quelquefois, avec les initiales de l’auteur.
Les
frères pionniers de l'éducation des sourds et des aveugles
|

|
C’est surtout après la mort du P. Deshayes
(décembre 1841), qui avait confié aux frères la
charge de cinq écoles de sourds, que ces frères
vont se montrer de véritables pionniers dans
l’éducation des sourds.
Les recherches sont de deux sortes : les unes,
plus ou moins indépendantes de la méthode choisie,
portent sur le contenu de l'enseignement, entre
autres le français et le catéchisme ; les autres,
plus révolutionnaires, concernent les méthodes
elles-mêmes.
A la fin du 19e siècle, près d'un millier d'élèves
privés de l'ouïe, soit environ le quart de la
population des enfants sourds scolarisés en
France, étaient éduqués par les frères de
Saint-Gabriel et les sœurs de la Sagesse. Au 20e
siècle, les deux congrégations continuent d’être
les premières en France dans ce domaine.
Une
œuvre originale de Saint-Gabriel : les Boys' Towns
|

|
Un Boys' Town, c'est au sens propre, une cité de
garçons, mais des garçons à part, orphelins ou
issus de familles en situation difficile ou même
envoyés par des juges d'enfants, et une cité
spéciale où les jeunes se prennent en charge
eux-mêmes. L'idée de créer le premier, en 1948, à
Singapour, en s'inspirant de ceux qu'un jésuite,
le P. Flanagan, avait lancés aux Etats-Unis,
revient à un jeune canadien missionnaire, le F.
Vincent de
Sienne.
|
|